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Chef lieu de canton, la commune de Saint Germain du Teil domine le Lot et s'ouvre sur l'Aubrac, vaste plateau d'altitude parsemé de blocs rocailleux et de lacs.
La tour des brigands
La tour de Saint Germain, évoquée pour la première fois en 1615, fut d'abord une tour de garde offrant un point de surveillance dominant. Mais sa position stratégique en cas de repli, en fit au XVIIeme siècle un repaire de brigands. Organisés en bandes, ils étaient à la solde de gentilshommes ou de seigneurs. Leurs exactions semaient terreur et désolation dans un Gévaudan en proie au pillage et au saccage. De nombreux procés seront menés dès 1641 pour ramener paix et sécurité. En 1653, les Etats Généraux du Languedoc interviennent et demandent la collaboration du parlement de Toulouse. La cour condamne 37 prévenus par contumace et ordonne le "razement" de la tour. Vendue en 1655, la tour sera évacuée puis démantelée. Quant aux brigands privés de leur retraite, ils continuèrent néanmoins à sévir encore quelques temps.
Origine du nom
La commune doit son nom à Saint Germain, évêque d'Auxerre de 418 à 448, qui assurera le patronage de la paroisse. Le suffixe "Teil" signifiant "tilleuls" fait référence aux arbres qui se trouvent à proximité du bourg et permet de distinguer la commune de celle de Saint Germain de Calberte dans les Cévennes.